Louer en Irlande : les règles
L’Irlande a une seule loi nationale sur les baux, les Residential Tenancies Acts 2004 à 2026 (lois sur les baux d’habitation), appliquée par un organisme public unique, la Residential Tenancies Board (RTB, commission des baux d’habitation), qui enregistre chaque bail, traite les litiges à la place des tribunaux et fait respecter les règles sur les loyers. Depuis le 1er mars 2026, il existe un plafonnement national des loyers de 2 % par an ou l’inflation si elle est plus basse, et les nouveaux baux s’inscrivent dans des cycles de six ans où le droit du propriétaire de mettre fin au bail dépend du nombre de baux qu’il détient. Les chambres chez le propriétaire et les sous-locations consenties par d’autres locataires relèvent de licences, bien moins protectrices, et beaucoup de nouveaux arrivants commencent ainsi.
Vérifié le 30 septembre 2026. Information, pas un conseil juridique : les sources figurent en bas de la page.

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Contrats
Les locations privées de logements indépendants relèvent de la Residential Tenancies Act 2004 telle que modifiée, en dernier lieu par la Residential Tenancies (Miscellaneous Provisions) Act 2026 (signée le 24 février 2026), dont les principaux changements s’appliquent aux baux conclus à partir du 1er mars 2026. Un bail peut être écrit, verbal ou implicite, et aucun contrat ne peut retirer les droits prévus par la loi. La RTB publie un modèle de contrat et encourage les baux écrits. Un bail à durée déterminée n’écourte pas ces droits : après six mois dans le logement sans congé valable, le locataire acquiert la security of tenure (sécurité d’occupation, dite « droits de la Part 4 ») quoi que dise le bail (RTB, situation en septembre 2026).
Cette sécurité dépend de la date de début. Les baux conclus à partir du 1er mars 2026 s’inscrivent dans des « Tenancies of Minimum Duration » (baux de durée minimale) de six ans renouvelables. Avec un grand propriétaire (quatre baux ou plus, ou toute société), le bail est en pratique illimité, car il ne peut prendre fin que pour manquement du locataire ou si le logement ne convient plus à ses besoins. Avec un petit propriétaire (un à trois baux), quelques motifs supplémentaires existent pendant et à la fin de chaque cycle de six ans (voir Préavis). Les baux conclus entre le 11 juin 2022 et le 28 février 2026 sont des « tenancies of unlimited duration » (baux de durée illimitée, Residential Tenancies (Amendment) Act 2021) et peuvent prendre fin pour six motifs, dont la vente et l’usage personnel du propriétaire. Les anciens cycles de six ans de la Part 4 deviennent tous des baux illimités d’ici le 11 juin 2028 (RTB, situation en septembre 2026).
Le propriétaire doit enregistrer chaque bail auprès de la RTB dans le mois suivant le début, puis chaque année à la date anniversaire. L’enregistrement coûte 40 € par an plus 10 € par mois de retard (RTB, situation en septembre 2026). Depuis le 1er mars 2026, le propriétaire doit aussi remettre au locataire, et envoyer à la RTB, un rent-setting notice (avis de fixation du loyer) au début, expliquant comment le loyer a été fixé. Les logements réservés aux étudiants, ceux des Approved Housing Bodies (organismes de logement agréés) et les logements en cost-rental (loyer à prix coûtant) suivent des règles en partie différentes.
Dépôt de garantie et garanties
Pour les baux conclus à partir du 9 août 2021, un propriétaire ne peut pas demander un dépôt de garantie supérieur à un mois de loyer, ni plus d’un mois de loyer d’avance, soit au plus deux mois de loyer au total pour obtenir un logement (Residential Tenancies (No. 2) Act 2021 ; RTB et Citizens Information, situation en septembre 2026). Un locataire peut choisir de payer davantage d’avance, mais on ne peut pas l’y obliger. Les étudiants logés en résidence étudiante ne peuvent renoncer à ce plafond que s’ils paient loyer et frais au même établissement d’enseignement.
Le propriétaire (ou son agent) détient le dépôt de garantie. Un dispositif public de protection des dépôts géré par la RTB est prévu par la loi, mais n’est toujours pas entré en vigueur (Citizens Information, situation en septembre 2026). Le dépôt de garantie doit être restitué rapidement à la fin du bail, déduction faite uniquement des arriérés de loyer, des factures impayées dont le locataire était responsable, des dégâts au-delà de l’usure normale, ou des pertes dues à un départ sans préavis correct ou à la rupture anticipée d’un bail à durée déterminée. Un propriétaire ne peut pas retenir les affaires du locataire en garantie de sommes dues.
Prenez des photos datées et vérifiez l’inventaire à l’entrée et à la sortie, payez par virement traçable et demandez un reçu. Un locataire peut saisir la RTB (la médiation est gratuite, l’arbitrage coûte 30 €). Les licensees (occupants sans bail), comme les locataires d’une chambre chez l’habitant, sont hors du champ de la RTB et doivent parfois recourir à la procédure des Small Claims (petites créances) (Threshold).
Loyer, hausses et contrôle des loyers
Depuis le 1er mars 2026, les Rent Pressure Zones (zones de tension locative) ont été supprimées et un système national de contrôle des loyers couvre tous les baux privés et les logements étudiants. Le loyer peut être révisé une fois tous les 12 mois, et l’augmentation est plafonnée à 2 % ou au taux d’inflation (indice des prix à la consommation), le plus bas des deux (Residential Tenancies (Miscellaneous Provisions) Act 2026 ; RTB, situation en septembre 2026). Dans les appartements et logements étudiants dont la construction a commencé le 10 juin 2025 ou après, le loyer peut suivre l’inflation sans le plafond de 2 %. Les baux des Approved Housing Bodies et en cost-rental ont leurs propres règles de loyer. Avant mars 2026, tout le pays était déjà une Rent Pressure Zone depuis juin 2025 (Residential Tenancies (Amendment) Act 2025).
Un propriétaire ne peut remettre le loyer au niveau du marché que dans des cas précis, et uniquement pour les baux conclus à partir du 1er mars 2026 : au début d’un nouveau bail si le locataire précédent est parti de son plein gré, a manqué à ses obligations ou si le logement ne lui convenait plus ; pour une toute première location ; après deux ans sans bail (un an pour un monument protégé) ; après une véritable rénovation importante ; et à la fin de chaque cycle de six ans. Après une résiliation « sans faute » (vente, usage personnel, changement d’usage), le bail suivant ne peut pas être remis au niveau du marché pendant deux ans. Les baux conclus avant le 1er mars 2026 ne peuvent jamais être remis au loyer du marché tant qu’ils durent. Les logements étudiants peuvent être remis au niveau du marché une fois tous les trois ans, à partir du 1er mars 2029 (RTB, situation en septembre 2026).
Chaque révision de loyer exige un avis écrit signifié au moins 90 jours avant l’application du nouveau loyer, avec copie à la RTB, le calcul du propriétaire issu du RTB Rent Calculator (calculateur de loyer de la RTB) et trois loyers comparables tirés du RTB Rent Register (registre des loyers de la RTB) ; un avis non envoyé à la RTB est invalide. Un locataire peut contester une augmentation devant la RTB avant qu’elle prenne effet ou dans les 28 jours suivant la réception de l’avis, et la contestation d’une remise au loyer du marché peut conduire au remboursement du loyer payé en trop et à des dommages-intérêts pouvant atteindre 20 000 € (RTB, situation en septembre 2026).
Préavis et fin du bail
Un locataire peut partir pour n’importe quelle raison en donnant un préavis écrit signé : 28 jours si le bail a moins de six mois, 35 jours de six mois à un an, 42 jours d’un à deux ans, 56 jours de deux à quatre ans, 84 jours de quatre à huit ans et 112 jours après huit ans (RTB, situation en septembre 2026). Partir avant la fin d’une durée déterminée peut coûter le dépôt de garantie ou le loyer du reste de la durée, sauf s’il existe une clause de rupture, si le propriétaire est d’accord, s’il refuse son consentement à une sous-location ou une cession, ou s’il n’a pas remédié à un manquement (le préavis est alors de 28 jours), ou en cas de danger imminent (7 jours).
Un propriétaire doit donner un préavis écrit, en envoyer une copie à la RTB, et respecter au moins 90 jours si le bail a moins de six mois, 152 jours de six mois à un an, 180 jours d’un à sept ans, 196 jours de sept à huit ans et 224 jours après huit ans (RTB, situation en septembre 2026). Les arriérés de loyer exigent un avertissement de 28 jours, avec copie à la RTB, avant un préavis de résiliation de 28 jours ; les autres manquements du locataire exigent d’abord un avertissement ; un comportement antisocial grave permet un préavis de 7 jours. Tout propriétaire peut mettre fin à un bail dans les six premiers mois sans motif, mais doit désormais en envoyer copie à la RTB.
Après six mois, les motifs dépendent de la date de début et de la taille du propriétaire. Pour les baux à partir du 1er mars 2026, les grands propriétaires (quatre baux ou plus, ou sociétés) ne peuvent mettre fin au bail que pour manquement du locataire ou parce que le logement ne convient plus à ses besoins. Les petits propriétaires (un à trois baux) peuvent aussi y mettre fin pendant un cycle de six ans pour leur propre usage ou celui d’un proche parent, ou pour vendre afin d’éviter de graves difficultés financières, et à la fin du cycle pour vendre, pour leur propre usage ou celui d’un membre de la famille, pour rénover en profondeur ou pour changer l’usage. Un locataire qui reçoit un congé peut demander à la RTB de confirmer la taille du propriétaire. Les baux conclus avant le 1er mars 2026 peuvent prendre fin pour six motifs : manquement, inadaptation, vente dans les neuf mois, usage par le propriétaire ou sa famille, remise en état importante, ou changement d’usage. Les congés pour vente, usage personnel et rénovation exigent une statutory declaration (déclaration solennelle). Un locataire qui conteste un congé dispose de 90 jours pour saisir la RTB (28 jours si le congé est pour manquement) (RTB, situation en septembre 2026).
Réparations, charges et qui paie quoi
Le propriétaire doit maintenir le logement aux normes minimales légales (Housing (Standards for Rented Houses) Regulations 2019) : sans humidité et structurellement sain, eau chaude et froide, chauffage que le locataire peut régler, ventilation, lumière naturelle et artificielle, détection d’incendie et couverture anti-feu, détecteurs de monoxyde de carbone si nécessaire, limiteurs d’ouverture des fenêtres, gaz et électricité sûrs, local pour les poubelles, et, pour les baux de moins de dix ans, une plaque de cuisson à quatre feux, un four, un gril, un micro-ondes, un réfrigérateur-congélateur et un évier (RTB, situation en septembre 2026). Les local councils (collectivités locales) font respecter ces normes et peuvent inspecter, émettre des avis d’amélioration et interdire une nouvelle location. Le propriétaire doit aussi faire les réparations dans un délai raisonnable (ou rembourser les frais raisonnables de réparations essentielles que le locataire a organisées), assurer la structure et remettre au locataire un carnet de loyers ou des reçus. Le locataire doit maintenir le logement en bon état, signaler rapidement les problèmes et permettre l’accès sur rendez-vous ; l’entrée se fait avec autorisation, sauf urgence.
Qui paie l’électricité, le gaz, l’internet et la collecte des déchets n’est pas fixé par la loi mais par le contrat de location ; le locataire paie les charges que le contrat précise, comme les factures d’électricité, de gaz ou d’eau, la collecte des déchets ou une part des frais de gestion de l’immeuble, alors vérifiez ce point avant de signer (Citizens Information, situation en septembre 2026). La Local Property Tax (taxe foncière locale) est payée par le propriétaire, pas par un locataire sous bail de moins de 20 ans (Revenue, situation en septembre 2026). Les locataires doivent souscrire leur propre assurance habitation pour leurs biens.
Les agences de location agissent pour le propriétaire, qui les rémunère, et doivent détenir une licence de la Property Services Regulatory Authority, dont vous pouvez consulter le registre public. Quoi que dise une agence, le plafond de ce qui se paie d’avance, un mois de dépôt de garantie plus un mois de loyer, s’applique.
Déclaration de domicile et vie sur place
L’Irlande n’a pas de déclaration de domicile comparable au padrón espagnol ou à l’Anmeldung allemande. Le numéro qui compte est le PPS number (Personal Public Service number, numéro de service public personnel), nécessaire pour travailler, payer des impôts et accéder aux services publics. Pour en obtenir un auprès du Department of Social Protection (ministère de la Protection sociale), vous présentez une pièce d’identité avec photo, un motif (comme un emploi) et un justificatif de domicile datant de moins de trois mois : une facture d’électricité, de gaz ou d’eau du foyer, un courrier officiel, un bail ou contrat de location, ou une lettre d’un hôtel, d’une auberge ou d’un hébergeur (Citizens Information, situation en septembre 2026). Un bail écrit ou une lettre de votre propriétaire vous aide donc à vous installer.
Les propriétaires demandent souvent un PPS number, une pièce d’identité, une lettre de l’employeur, des fiches de paie et des références, et le registre de la RTB relie les baux à des parties nommées ; depuis la loi de 2026, la RTB et Revenue peuvent échanger les données des propriétaires et locataires, y compris les PPS numbers, pour repérer les baux non enregistrés (article 147A de la Residential Tenancies Act 2004, tel que remplacé en 2026). Avant de payer quoi que ce soit, vérifiez que l’adresse a un bail enregistré grâce à la recherche en ligne dans le registre de la RTB.
Le Housing Assistance Payment (HAP, aide au logement) est la principale aide au loyer : le council paie le propriétaire et le locataire verse chaque semaine au council une contribution fondée sur ses revenus. Il n’est ouvert qu’aux personnes inscrites sur la liste de logement social d’un council, ce qui suppose un droit de séjour durable en Irlande, des revenus sous le plafond et un besoin de logement ; les personnes sous protection temporaire ne peuvent pas en faire la demande. Les loyers doivent rester dans les plafonds locaux du HAP, que les councils peuvent dépasser jusqu’à 35 %. Il est illégal de discriminer des locataires parce qu’ils perçoivent le HAP, y compris en écrivant « no HAP » dans une annonce (Citizens Information, situation en septembre 2026).
Sous-location et location de seconde main
Un locataire a besoin de l’autorisation écrite du propriétaire pour sous-louer (louer le logement à quelqu’un d’autre tout en restant responsable) ou céder le bail (transmettre tout le bail à un nouveau locataire). Si le propriétaire refuse, le locataire peut mettre fin au bail par préavis, même pendant une durée déterminée. La sous-location et la cession ne sont pas permises dans les baux des Approved Housing Bodies, des logements étudiants ou en cost-rental. Un colocataire qui partage le logement avec le locataire n’est pas un sous-locataire (RTB, situation en septembre 2026).
Une sous-location légale doit être enregistrée par le locataire principal auprès de la RTB sur le formulaire papier RTB1, et les deux parties peuvent alors recourir aux procédures de litiges de la RTB. Une sous-location que le propriétaire ignore peut être une sous-location illégale, et la RTB peut ne pas pouvoir l’examiner. Si le locataire principal reçoit un congé, il doit le transmettre au sous-locataire dans le délai prévu. Un cessionnaire autre qu’un sous-locataire existant doit habiter les lieux six mois avant d’acquérir la sécurité d’occupation.
Louer une chambre dans le logement du propriétaire (digs, lodging), un logement fourni par l’employeur et de nombreuses sous-locations consenties par d’autres locataires relèvent de licences, pas de baux. Les licences ne sont pas enregistrées auprès de la RTB, n’ont aucun préavis légal, et la plupart des licensees ne peuvent pas porter un litige devant la RTB (Threshold, situation en septembre 2026). Obtenez un contrat de licence écrit précisant le loyer, le dépôt de garantie, les charges et le préavis ; Threshold publie un modèle gratuit.
Pour les propriétaires
Pour louer légalement : enregistrer chaque bail auprès de la RTB dans le mois puis chaque année (40 € par an, 10 € par mois de retard) ; l’absence d’enregistrement peut mener à des poursuites avec des amendes jusqu’à 5 000 €, ou à une sanction de la RTB jusqu’à 15 000 € par bail (RTB, situation en septembre 2026). Disposer d’un certificat Building Energy Rating (BER, certificat de performance énergétique) valide et afficher le BER dans chaque annonce (Citizens Information) ; l’échelle BER est passée à l’échelle de type européen le 24 mai 2026. Respecter les normes minimales, ne pas prendre plus d’un mois de dépôt de garantie et d’un mois de loyer d’avance, remettre un avis de fixation du loyer au locataire et à la RTB au début, et respecter le plafond de 2 % ou de l’IPC avec des avis de révision de loyer copiés à la RTB. Depuis le 1er mars 2026, un petit propriétaire qui invoque un motif de petit propriétaire doit aussi déposer une déclaration confirmant qu’il détient un à trois baux.
Le bénéfice locatif s’ajoute à vos autres revenus et est imposé à 20 % jusqu’à 44 000 € pour une personne seule et à 40 % au-delà (tranches 2026), plus l’USC (0,5 % à 8 %) et le PRSI (4,2 % jusqu’au 30 septembre 2026, 4,35 % à partir du 1er octobre 2026) (Revenue, Citizens Information, situation en septembre 2026). Les frais déductibles comprennent les réparations, l’assurance, les frais de gestion et de mise en location, les frais de la RTB, les charges de copropriété et les frais que vous payez pour le locataire, une déduction pour usure de 12,5 % par an sur le mobilier et l’électroménager, et 100 % des intérêts d’un prêt pour acheter, améliorer ou réparer le bien, mais seulement tant que le bail est enregistré auprès de la RTB. Les propriétaires particuliers peuvent aussi demander la Residential Premises Rental Income Relief (réduction sur les revenus locatifs de biens résidentiels) jusqu’à 1 000 € par an en 2026 et 2027 (le plus bas entre ce montant et 20 % du bénéfice locatif), sur l’impôt sur le revenu uniquement, s’ils gardent le bien loué jusqu’à fin 2027. Les salariés en PAYE dont le revenu locatif net est inférieur à 5 000 € le déclarent sur le Form 12 ; au-delà, il faut s’inscrire au régime du self-assessment (autodéclaration) et déposer le Form 11. Les propriétaires non résidents passent soit par un agent de recouvrement irlandais, soit le locataire doit retenir 20 % du loyer pour Revenue (Revenue, situation en septembre 2026). Le budget 2027 est prévu le 6 octobre 2026 et pourrait modifier ces chiffres.
Louer une chambre dans votre propre logement peut être exonéré d’impôt au titre de la Rent-a-Room Relief (exonération pour chambre louée chez soi) si le revenu brut qui en provient reste à 14 000 € par an ou moins ; les locations à votre propre enfant, à votre employeur et aux hôtes de courte durée (28 jours ou moins, sauf étudiants et chambres chez l’habitant de quatre jours) n’y donnent pas droit, et au-dessus du plafond la totalité du montant est imposable (Revenue, situation en septembre 2026). La location de courte durée d’un second bien ou d’un logement entier plus de 90 jours par an exige déjà un permis d’urbanisme dans la plupart des cas. Un registre national des locations de courte durée tenu par Fáilte Ireland ouvre le 1er décembre 2026 pour les séjours de 21 nuits ou moins, avec inscription obligatoire avant le 31 décembre 2026, et de nouvelles règles d’urbanisme sont prévues par le Short Term Letting and Tourism Bill 2025 (gov.ie, 13 mai 2026 ; Citizens Information, situation en septembre 2026). La Residential Zoned Land Tax (taxe sur les terrains constructibles à usage résidentiel, 3 % de la valeur du terrain, exigible pour la première fois en 2025) vise les terrains constructibles non aménagés et ne s’applique pas aux biens résidentiels existants qui paient la Local Property Tax.
Litiges et où trouver de l’aide
Les litiges locatifs vont devant la RTB plutôt que devant les tribunaux, tant que le bail est enregistré ou aurait dû l’être. La médiation est gratuite et se fait par téléphone ; l’arbitrage coûte 30 € et aboutit à une décision contraignante ; l’une ou l’autre partie peut faire appel devant un Tenancy Tribunal (tribunal des baux) dans les 10 jours ouvrables, pour 30 € après une médiation ou 85 € après un arbitrage, avec un réexamen complet de l’affaire (RTB, situation en septembre 2026). Délais : contester un congé dans les 90 jours (28 jours s’il est pour manquement), et une augmentation de loyer avant qu’elle prenne effet ou dans les 28 jours suivant l’avis. Les locataires peuvent aussi signaler un propriétaire à la RTB pour enquête sur des manquements comme des augmentations de loyer illégales, ce qui peut entraîner des sanctions.
Le résultat est une Determination Order (décision contraignante). Si l’autre partie ne s’y conforme pas, elle peut être exécutée devant la District Court (tribunal de district) ; la RTB fournit les pièces du dossier et des modèles d’actes judiciaires et, dans certains cas, porte l’affaire d’exécution avec ses propres avocats et prend en charge tout ou partie des frais. Les ordonnances exécutées sont publiées (RTB, situation en septembre 2026). Les problèmes de normes minimales peuvent aussi être signalés au council pour inspection.
Aide gratuite : Threshold, l’association nationale du logement, donne des conseils gratuits et confidentiels aux locataires et aux licensees (numéro gratuit 1800 454 454) ; Citizens Information explique les règles et peut aider pour les formulaires ; FLAC (Free Legal Advice Centres) tient une ligne d’information juridique au 01 906 10 10 et des rendez-vous de conseil juridique gratuits. Les licensees qui ne peuvent pas recourir à la RTB peuvent utiliser la procédure des Small Claims pour un dépôt de garantie.
Où trouver de l’aide
- Residential Tenancies Board (RTB)Régulateur public de la location : enregistrement des baux, calculateur de loyer et registre des loyers, vérification du registre public, et règlement des litiges (médiation gratuite, arbitrage à 30 €, tribunaux) pour locataires et propriétaires.
- ThresholdAssociation nationale du logement offrant des conseils gratuits et confidentiels aux locataires du privé et aux licensees (occupants sans bail), notamment pour les avis, les augmentations de loyer et les dépôts de garantie. Numéro gratuit 1800 454 454.
- Citizens InformationService d’information public avec des guides en langage clair sur les droits des locataires, les dépôts de garantie, le HAP, les PPS numbers et les règles de location de courte durée, plus des permanences locales et un service téléphonique.
- FLAC (Free Legal Advice Centres)Association juridique indépendante avec une ligne téléphonique d’information et d’orientation (01 906 10 10) et des rendez-vous de conseil juridique gratuits pour les personnes qui ne peuvent pas payer un solicitor.
- RevenueAdministration fiscale : comment les propriétaires déclarent leurs revenus locatifs, les frais déductibles, la Rent-a-Room Relief, la réduction sur les revenus locatifs, la Local Property Tax et la retenue sur les propriétaires non résidents.
- Property Services Regulatory Authority (PSRA)Délivre les licences et régule les agences de location et les agences immobilières. Consultez le registre public avant de traiter avec une agence.
Questions fréquentes sur la location en Irlande
Combien un propriétaire peut-il demander d’avance en Irlande ?
Pas plus d’un mois de loyer comme dépôt de garantie plus un mois de loyer d’avance, pour les baux conclus depuis le 9 août 2021 (Residential Tenancies (No. 2) Act 2021). Vous pouvez choisir de payer davantage d’avance, mais on ne peut pas vous y obliger. Le dépôt de garantie est détenu par le propriétaire ou l’agent, car le dispositif public de protection des dépôts prévu n’est toujours pas en vigueur (situation en septembre 2026).
De combien mon loyer peut-il augmenter chaque année ?
Depuis le 1er mars 2026, le loyer peut être révisé une fois tous les 12 mois et augmenter d’au plus 2 % ou de l’inflation (IPC), le plus bas des deux ; les nouveaux appartements dont la construction a commencé à partir du 10 juin 2025 peuvent suivre l’IPC sans le plafond de 2 %. Le propriétaire doit donner un préavis écrit de 90 jours avec le calcul de la RTB et trois loyers comparables, et en envoyer copie à la RTB. Vous pouvez le contester devant la RTB avant qu’il prenne effet (RTB, situation en septembre 2026).
Mon propriétaire peut-il m’expulser pour vendre la maison ?
Cela dépend de la date de début de votre bail et du nombre de baux de votre propriétaire. Pour les baux conclus avant le 1er mars 2026, la vente dans les neuf mois est un motif valable avec le bon avis et une statutory declaration. Pour les baux à partir du 1er mars 2026, les grands propriétaires (quatre baux ou plus, ou sociétés) ne peuvent pas mettre fin à un bail pour vendre et doivent vendre avec vous en place, tandis que les petits propriétaires ne peuvent le faire que pour de graves difficultés financières pendant le cycle de six ans ou à sa fin (RTB, situation en septembre 2026).
Je loue une chambre dans la maison de mon propriétaire. Suis-je protégé ?
Pour l’essentiel, non. Vivre chez le propriétaire relève d’une licence, pas d’un bail : elle n’est pas enregistrée auprès de la RTB, il n’y a aucun préavis légal et vous ne pouvez en général pas porter une affaire devant la RTB (Threshold). Un contrat de licence écrit couvrant loyer, dépôt de garantie, charges et préavis est votre principale protection, et le propriétaire du logement peut gagner jusqu’à 14 000 € par an sans impôt grâce à la Rent-a-Room Relief (Revenue, situation en septembre 2026).
Faut-il un PPS number pour louer en Irlande ?
Beaucoup de propriétaires en demandent un, et il vous le faut pour travailler et payer des impôts. Pour obtenir un PPS number, il faut une pièce d’identité avec photo, un motif comme une offre d’emploi et un justificatif de domicile des trois derniers mois ; un bail, un contrat de location ou une lettre de votre hébergeur est accepté (Citizens Information, situation en septembre 2026). C’est pourquoi beaucoup de nouveaux arrivants réservent d’abord une chambre ou une location de courte durée avec un contrat écrit.
Sources de cette page (43)
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- RTB: How a landlord can end a tenancy, consulté le 30 septembre 2026
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